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Une logique de sécession Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Un an après les émeutes de banlieue, les syndicats de police dénoncent la multiplication de guet-apens organisés contre les forces de l'ordre et réclament des sanctions exemplaires. "Les Tarterêts, les Mureaux, et Epinay-sur-Seine, ça commence à faire beaucoup", s'est indigné Bruno Beschizza, de Synergie officiers, Il redoute la montée des tensions jusqu'à la présidentielle de 2007 et le sentiment d'impunité de certains caïds des cités.On risque, selon lui, de passer "d'une logique de ségrégation à une logique de sécession" dans ces quartiers où des jeunes prétendent rester maîtres de leur territoire.

"Ces faits ne sont pas épisodiques mais ils se généralisent. La situation ne s'est pas améliorée depuis les émeutes de banlieue", renchérit Nicolas Comte, secrétaire général de FO-Police. " Nous n'avons pas à faire à des jeunes qui réclament davantage de social mais à des individus qui déclarent la guerre à la République", a estimé Action police dans un communiqué.

Ces guet-apens qui se multiplient sont menés avec une détermination et une coordination qui s'apparentent plus à des opérations paramilitaires pour le contrôle d'un territoire qu'à des insurrections spontanées. Face à cette nouvelle surenchère nos forces de police semblent dépassées. Ce n'est probablement que le début d'une évolution qui aboutira, de concessions en renoncements, à la sanctuarisation d'enclaves criminels.

                                                                                                              MM
 


 
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