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Au Pays-Bas La démocratie victime d'une logique de diaspora Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

"Nous réalisons tous que personne ne peut mieux représenter les turcs que d'autres turcs ." Le ministère turc des affaires religieuses a appelé ainsi, par mail, ses ressortissants à voter pour Fatma Koser Kaya, une femme de 38 ans d'origine turque membre d'un parti politique de gauche socio-libéral. Lors des élections du 22 novembre, ce parti a perdu 3 de ses 6 sièges au parlement, mais Fatma Koser a pu être élue grâce a l'intervention du gouvernement turc.

Le message donnait ensuite les raisons pour lesquelles il fallait voter pour Fatma Koser Kaya: son parti ne reconnaît pas le génocide arménien de 1915 et il s'oppose à Rita Verdonk, la ministre néerlandaise, qui combat le multiculturalisme et l'immigration.

Des pays comme l' Algérie, le Maroc ou le Pakistan ont compris depuis longtemps les bénéfices politiques apportés par leur diaspora mais aucun n'avait encore osé une ingérence aussi apparente.

Cet épisode démontre que dés que l'occasion leur en est donnée les immigrés votent dans une écrasante majorité pour des candidats de leur propre groupe ethnique. Les leaders politiques issus de ces "minorités" extra européennes comme Fatma Koser Kaya deviendront bientôt les meilleurs défenseurs des intérêts de leurs métropole d'origine, à laquelle ils doivent leurs élections, détruisant encore un peu plus l'assise de nos démocraties. "

                                                                                                                           MM
 

 
 
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