Faits de société
Tounante, quand une victime parle. | Tounante, quand une victime parle. |
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L'habitude était de 'serrer des meufs' ou de les 'faire tourner'. C'était facile pour les garçons : un coup de poing, une balayette, un peu de pression et l'affaire était réglée. On se prêtait une fille comme on se prête un CD ou un pull. On la faisait 'tourner' comme un joint. On faisait participer des animaux, on utilisait toutes sortes d'objets pour corser l'affaire. On prenait des photos et on se 'tapait des barres' à mater et à commenter. Les filles étaient des marchandises, et elles le sont encore. Cela n'étonne personne, c'est passé dans les moeurs. La violence de ce qui se passe dans les caves et dans les locaux à poubelles, ou ailleurs, s'est encore accrue depuis mon époque. Les viols collectifs sont devenus des actes banals et les agresseurs sont de plus en plus jeunes. Samira Bellil Dans l'enfer des tournantes |
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